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28 mai 2009

ACCOMPAGNEMENT ÉDUCATIF / STAGE DE REMISE A NIVEAU : où en sommes nous ?

Accompagnement éducatif : confirmation de l’interruption du dispositif pour cette année. Stage de remise en niveau : un autre cache misère de l’Education Nationale

Communiqué de presse du SNUipp/FSU

Le SNUipp/FSU et le SNES/FSU avaient informé les médias de l’interruption de l’accompagnement éducatif (voir copie du communiqué de presse du 23 mars dernier à la fin de cet article) avant les vacances de Pâques.

Monsieur l’Inspecteur d’Académie avait démenti. Il avait reçu ensuite les syndicats de la FSU en audience pour faire le point sur le dispositif et nous informer qu’il avait sollicité, pour le premier degré, une rallonge de 135 heures auprès du recteur.

Nous pouvons maintenant, sans chercher à polémiquer, faire le point sur la situation.

* Comme le SNUipp/FSU et le SNES/FSU l’avaient annoncé, les ateliers n’ont pas repris et ne reprendront pas pour la fin de cette année scolaire.

* Le dispositif devrait néanmoins être reconduit l’an prochain dans les écoles ZEP et REP. Il ne sera pas élargi à l’ensemble des écoles contrairement à ce qui avait été prévu par le Ministère de l’Education Nationale.

* Le rectorat a répondu à la demande d’une dotation de 135 heures, mais cette dotation n’est en fait qu’une avance prise sur les crédits de l’année 2009/2010. A la rentrée prochaine, les écoles organiseront donc la mise en place du dispositif avec un passif d’au moins 100 heures. Pourtant, on le voit cette année, la dotation complète s’avère insuffisante bien que les ateliers n’aient débuté qu’à partir de la fin octobre.

* Cette avance n’a pas permis de relancer les ateliers. Elle a seulement permis de payer des heures déjà effectuées que l’Inspection Académique n’aurait sinon pas été en mesure d’honorer.

Stages de Remise A Niveau : un autre cache-misère que l’Education Nationale n’est pas en mesure d’assurer.

Dans sa note de rentrée parue au BO, le ministre rappelait que ces « stages de vacances » allaient remettre à niveau les 15 % d’élèves de CM1 et CM2 qui sont en grande difficulté. Mais plus personne sûrement n’est dupe.

Nombre d’écoles ne proposent donc logiquement pas d’enseignants volontaires pour assurer ces studieuses vacances. L’an passé, pour respecter les textes, l’Inspection Académique s’était donné la peine de répartir les enseignants et les élèves sur les écoles du département. Surement convaincue également de la toute relative utilité du dispositif, elle n’a même pas jugé utile cette année de proposer les stages aux élèves des écoles où aucun enseignant ne se proposait. Dans d’autres écoles, elle a fait informer une partie des élèves qu’ils ne suivraient pas le stage auquel ils s’étaient inscrits.

Si le SNUipp reconnait que l’« accompagnement éducatif » tout comme les « stages de remise à niveau » sont 2 dispositifs qui peuvent avoir un intérêt, celui-ci est très limité et ne correspond absolument pas aux ambitions claironnées par le gouvernement au moment de leur lancement.

Ces dispositifs ont été utilisés par le gouvernement comme écrans de fumée pour masquer le désengagement de l’Etat qui, particulièrement cette année, met à mal toute ambition pour construire une école de la réussite pour tous (dans le premier degré : suppression de 6000 postes, suppression de 2 heures de classe, suppression de 1500 postes des RASED, dégradation de la formation, ?).

Bien que très peu coûteux en regard des économies réalisées par ailleurs, ces dispositifs n’obtiennent pourtant pas de l’Education Nationale, les moyens pour être menés à bien.

Le SNUipp/FSU a un autre projet pour l’école, celui de faire réussir tous les élèves. Cette ambition passe par :

- le recrutement d’enseignants pour faire face à la hausse démographique (à la dernière rentrée, 5 classes ont été fermées dans notre département alors que 263 élèves supplémentaires ont été accueillis),

- le développement des RASED (à la rentrée dernière, 1/3 des postes RASED étaient supprimés ou récupérés pour d’autres missions dans le département),

- le retour des 2 heures de classe supprimées pour tous avec plus de maîtres que de classes pour permettre l’aide aux élèves en difficulté dans le temps scolaire,

- l ?arrêt de l’externalisation des missions de l’école qui provoque une école à géométrie variable et la fragilise : l’égalité des droits n’est plus de mise sur l’ensemble du territoire,

- une formation initiale de qualité basée sur un juste équilibre entre pédagogie, pratique et analyse de pratique (le site belfortain de formation est menacé à plus ou moins court terme),

-  ?

Belfort, le 27 mai 2009

Annexe :

Communiqué de presse du 23 mars dernier

En septembre dernier, le gouvernement mettait en place dans les écoles primaires classées ZEP et REP un dispositif appelé « accompagnement éducatif » voué à proposer aux « orphelins de 16 heures » des activités scolaires, sportives et culturelles après la classe. Il aurait dû se généraliser dans toutes les écoles à la rentrée prochaine.

Cette opération a été fortement vantée médiatiquement par le Ministère de l ?Education mais également localement par l’Inspection Académique (conférence de presse dans les locaux de l’école du Martinet à Offemont, relayée dans les médias au mois de novembre).

Or, en fin de semaine dernière, dans notre département uniquement, les services de l’Inspection Académique ont sommé par téléphone les directrices et directeurs des écoles concernées de mettre fin aux activités engagées, sans délai et sans préavis. Subitement, en milieu d ?année scolaire, il n’y a plus aucun moyen pour financer « l’accompagnement éducatif » mis en place il y a quelques mois à peine.

Dans les collèges, après une année d’expérimentation en ZEP, le dispositif a été élargi à l’ensemble des établissements. Là encore, les engagements ne sont pas tenus et « l’accompagnement éducatif » est interrompu.

Cette décision brutale est révélatrice du peu de considération qu’a notre hiérarchie :

pour les enfants et les familles qui s’étaient inscrits dans ce dispositif,

pour le temps et l’énergie investis par les enseignants pour organiser la mise en place de ces activités, communiquer auprès des parents, démarcher des intervenants et associations pour qu’ils s’engagent,

pour les intervenants qui sont remerciés sans aucun préavis,

pour les engagements qu’elle a pris face aux citoyens.

 

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